Les objectifs du programme scientifique

Le programme scientifique sur la Sélune a débuté en 2012 et se poursuivra jusqu’en 2027 (plus de détails sur le contexte du programme sur cette page). Les chercheurs suivent la restauration écologique du cours d’eau, afin de caractériser les processus physiques, chimiques et biologiques mis en œuvre et d’accompagner les changements sociétaux qui vont s’opérer. Les échelles d’études sont multiples, cascadant du paysage jusqu’aux éléments chimiques.

Le programme scientifique sur la Sélune c’est…

Un cas d’étude unique en Europe

Le programme Sélune est unique en Europe par :

  • La hauteur des deux barrages (16 et 36 m),
  • Leur localisation près de l’embouchure du fleuve,
  • Leur emprise sur le cours d’eau (20 km ennoyés, soit environ 25% du linéaire total),
  • Un bassin versant à forte dominante agricole (polyculture-élevage, production laitière majoritaire).

Un suivi complet et sur le long terme

Le programme Sélune est un programme sur le long terme (2012-2027) réalisant un suivi complet tout au long des trois phases de restauration de la continuité écologique de la vallée de la Sélune :

  1. La phase d’évaluation de l’état initial (2012-2018)
  2. La phase d’effacement (2019-2021)
  3. La phase de restauration (2022-2027)

Un programme multidisciplinaire

Un suivi complet implique la contribution de nombreuses disciplines scientifiques, organisées en trois grandes thématiques :

  1. La dynamique du territoire et ses trajectoires
  2. La dynamique fluviale et la qualité de l’eau
  3. Les biocénoses, leur fonctionnement et évolution

Un programme scientifique de référence

Le programme Sélune se veut une « boite à outil » dont l’objectif final est de produire un retour d’expérience complet exemplaire. Il permettra d’apporter des recommandations pour les gestionnaires dans la restauration des cours d’eau suite à l’effacement de grands barrages.

Les objectifs

Le programme scientifique, sous la coordination d’INRAE, doit permettre :

  1. D’analyser les mécanismes de restauration écologique du fleuve, sur ce territoire en transition.
  2. De faire de ce site pilote une référence scientifique.
  3. De caractériser les effets de la remise en continuité d’une vallée par l’effacement d’obstacles.
  4. De dégager les coûts et les bénéfices sociétaux et écologiques liés au retour d’un écosystème fluvial.
  5. De proposer un retour d’expérience sur le devenir des barrages vieillissants au niveau mondial.

Les actions menées dans le cadre de ce programme sont majoritairement financées par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (AESN), l’Office Français pour la Biodiversité (OFB) et les organismes de recherche impliqués (en savoir plus sur les partenaires).